Chères consœurs, chers confrères,
Chaque année, le premier conseil d’administration est l’occasion de revenir sur les résultats de l’année écoulée.
Les comptes du régime complémentaire s’améliorent sous l’effet d’une progression des cotisations (+5,3 %) demeurant nettement supérieure à celle des prestations (+2,6 %). Cette évolution permet de réduire le déficit technique (cotisations – prestations) de plus de 6 millions d’euros par rapport à l’exercice précédent, sans toutefois le résorber : le résultat technique reste négatif, à -18 M€. Conformément à notre politique de pilotage, ce déficit technique est couvert par un résultat financier de 20 millions d’euros, issu d’une gestion qui continue de dégager des ressources significatives. Dans le même temps, les réserves ont de nouveau progressé, bénéficiant cette année d’un rendement financier de +9,1 %, pour dépasser pour la première fois 1,6 Md€.
Le RID, encore très excédentaire cette année (près de 9 M€), bénéficie également de la croissance de l’assiette des commissions. Cette situation financière s’explique aussi par une baisse du nombre annuel de nouvelles rentes depuis cinq ans. Face à cette situation, des échanges avec nos autorités de tutelle ont permis de valider, cette année, une baisse du taux de cotisation du RID de 0,7 % à 0,57 %. C’est une nouvelle positive, et nous poursuivrons les échanges avec l’État afin d’ajuster au mieux les paramètres de nos régimes dans les prochaines années.
Ce sont donc d’excellentes nouvelles, et les efforts de chacun portent leurs fruits, permettant de se projeter dans les prochaines décennies sans avoir, a priori, à envisager des transformations douloureuses.
Les résultats d’aujourd’hui ne sont pas le fruit du hasard : les difficultés rencontrées par le régime il y a 30 ans ont conduit, dès la fin des années 1990, à adopter une politique « rigoriste», selon laquelle le coût d’achat des points de retraite ne devait pas s’éloigner du coût des prestations futures associées. Sur ce point, nous sommes en avance par rapport à de nombreux régimes, qui se sont rapprochés de cette règle, mais insuffisamment ou trop récemment. Cela explique en partie les difficultés du système de retraite actuel, qui apparaît globalement trop généreux au regard de la capacité des actifs d’aujourd’hui et de demain à le financer. Il s’agit, selon moi, d’un point d’alerte auquel nous devons être attentifs, et nul doute qu’il sera au cœur de l’actualité dans les prochaines semaines.
Autre motif de satisfaction : la dernière enquête menée auprès des affiliés fait apparaître un taux de satisfaction de 85 % chez les nouveaux agents et de 81 % chez les autres agents en activité. Au-delà des efforts engagés pour améliorer nos services, je note surtout que les motifs d’insatisfaction concernent principalement le niveau des cotisations et la méconnaissance de nos régimes. Les retraités se déclarent satisfaits à 98 % des services de la CAVAMAC, et ceux qui viennent de liquider leurs droits à 95 %. C’est un véritable motif de satisfaction pour nous et cela confirme l’importance de maintenir des webinaires réguliers afin de présenter aux actifs la manière dont leurs droits à retraite se constituent, tout en leur rappelant que leur espérance de vie nous conduit à verser des pensions pendant 24 ans pour les hommes et 28 ans pour les femmes (à partir de 65 ans). Il s’agit bien sûr de moyennes, auxquelles il faut ajouter les droits versés aux veufs/veuves. Je salue au passage cette vieille dame qui bénéficie aujourd’hui de la réversion de son mari, agent général né en 1900, qui a cessé son activité en 1965 et est décédé en 1980…
Bien confraternellement,
André Montocchio

