Chères consoeurs, chers confrères,

L’automne est souvent une saison propice à une certaine morosité : les journées raccourcissent, les températures baissent et la pluie s’installe… Cette année, pourtant, la grisaille dépasse largement le seul cadre climatique. Les prix continuent d’augmenter, les tarifs à la pompe atteignent des niveaux particulièrement élevés et l’économie, notamment en France, marque le pas : l’investissement ralentit, la consommation s’essouffle… Et c’est dans ce contexte que je dois vous parler de la santé de vos régimes de retraite !

Les perspectives avancées pour l’ensemble du système de retraite français sont préoccupantes, à court comme à long terme, avec des projections particulièrement dégradées à l’horizon 2070. Alors, qu’en est-il de la CAVAMAC ? Je souhaite avant tout vous rassurer.

Le régime complémentaire de la CAVAMAC devrait traverser la période qui s’ouvre sans remettre en cause le pouvoir d’achat des retraités.

Cette situation tient bien sûr à la bonne santé de notre secteur, mais elle est aussi le résultat de choix responsables réalisés depuis de nombreuses années. Les droits à retraite constitués par les générations successives d’actifs au cours des trente dernières années ont été définis en tenant compte de la capacité des générations suivantes à en assurer le financement. Ces choix ont été douloureux, ainsi, les années 90, les actifs ont payé beaucoup plus cher les points acquis annuellement, et ainsi ont vu diminuer leurs droits futurs à retraite par rapport à la décennie 80. A titre d’exemple, si les actifs avaient continué à acquérir leurs droits dans les mêmes conditions que dans les années 80, les retraites annuelles ne seraient pas de 300 millions d’euros par an mais plus de 600 millions. Inutile de dire que ce montant serait totalement insoutenable pour les actifs d’aujourd’hui.  

Cette gestion prudente nous permet aujourd’hui d’aborder l’avenir avec davantage de sérénité. Nous serons ainsi en mesure de revaloriser les pensions en 2027 afin de préserver le pouvoir d’achat des retraités. Pour les années suivantes, nous pouvons naturellement espérer un retour progressif de l’inflation vers des niveaux plus habituels.

Les difficultés auxquelles est confronté le système de retraite français ont plusieurs causes. La démographie, avec un rapport entre actifs et retraités qui se dégrade, et le ralentissement des gains de productivité pèsent sur les recettes, tandis que l’allongement de l’espérance de vie conduit à verser les pensions pendant des périodes toujours plus longues. Les leviers permettant de répondre à ces enjeux sont nombreux. Je ne commenterai pas ici les choix qui pourraient être faits : le sujet occupera assurément une place importante dans le débat public au cours des prochaines semaines. Souhaitons simplement que les décisions prises permettent de préserver durablement l’équilibre du système.

Au-delà de ces enjeux de long terme, nous souhaitons également mieux vous accompagner dans la compréhension et la préparation de votre retraite. Nous avons ainsi organisé, avec agéa, un webinaire consacré à la préparation de la retraite. Plus de 500 personnes l’ont suivi, en direct ou en replay.

D’autres webinaires sont spécialement destinés aux jeunes agents. En une heure, ils permettent d’expliquer de manière concrète le calcul des cotisations, mais aussi les droits à retraite qui en découlent. Depuis leur mise en place, plusieurs centaines d’agents y ont déjà participé.

Ces rendez-vous constituent pour nous une manière simple et directe de rester à votre contact, de mieux vous informer et, surtout, de répondre à vos questions.

Bien confraternellement,

André MONTOCCHIO
Président